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Fédération de Haute-Garonne

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Communiqué des étudiants communistes Toulousains à l'occasion de ce 14 Juillet 2015

 
 
 

Les faits récents, nous obligent, en tant qu'étudiants communistes, à
réagir. Nous nous saisissons de cette date symbolique qu'est le 14
juillet jour de fête nationale pour le faire, car la réponse au
référendum Grec nous montre qu'il reste encore bien des Bastilles à
prendre.

Le 14 juillet 1789, nos pères prirent la Bastille des mains des
monarchistes, cet « air de liberté » allait permettre la naissance de
notre République. C'est ainsi que les opprimés de l'époque (paysans,
artisans, bourgeois, militaires...) prirent les armes contre leurs
oppresseurs (aristocrates, monarchistes et clercs). Or, même si nous
savons que cette Révolution ne s'est pas toujours écrite à l'avantage
des classes populaires; notamment après l'installation au pouvoir de
la bourgeoisie la plus aisée, qui n'a pas hésité à assassiner les amis
et défenseurs du peuple qu'étaient Marat, Robespierre ou encore
Saint-Just, elle reste un des plus beaux exemples, de ce que le peuple
peut réaliser : l'accomplissement de ce que certains ont considéré à
l'époque comme une utopie.


Aujourd'hui, nous sommes donc le 14 Juillet 2015 et de tout cela, que
reste t-il à célébrer ?

Cette année, ce 14 juillet marque l'anniversaire d'un des symboles de
la Libération, puisqu'il qu'il y a 70 ans, après quatre ans
d'occupation, c'est en nation libre et souveraine que la France
célébrait sa fête nationale. Libéré des armées allemandes, le peuple
français pouvait de nouveau scander sa devise révolutionnaire : «
Liberté, Egalité, Fraternité » et pouvait porter fièrement le drapeau
bleu,blanc,rouge, symbole du pouvoir du peuple sur le pays.

Cette période devait graver la nécessité pour les peuples de disposer
de leur souveraineté nationale et populaire. C'est du reste aussi
cette volonté portée par le Conseil National de la Résistance qui
était au cœur des réclamations des Algériens massacrés à Sétif.



Au delà de ça, les acquis de la Révolution et de la Libération
semblent bien loin. D'abord, l'aspect populaire de cette célébration
en est aujourd'hui gommé, non pas par le défilé militaire comme
certains pourrait le prétendre, mais bel et bien par la parade de nos
dirigeants et de leurs invités. Cette année, notre président a ainsi
convié son homologue mexicain, le président Enrique Peña Nieto,
celui-la même qui sous la tutelle des réseaux mafieux et du
gouvernement États-uniens viole les droits de son peuple, à l'image de
la tragique disparition de 43 de nos camarades étudiants mexicains.

Il en va de même pour les acquis de la Libération. Alors qu'il y a 70
ans le CNR proclamait la nécessité de rendre au peuple leur
souveraineté, aujourd'hui, les choix du peuples sont rendus
impossibles quant ils vont contre les dogmes de l'Union Européenne.
"Europe de la paix"  qui exerce son pouvoir par le canon -pensons à
l'Ukraine ou a la Lybie-, de manière autoritaire -n'oublions pas le
NON de 2005- en prolongeant l'hégémonie intellectuelle du libéralisme.
Le dossier brûlant de la Grèce en est encore la preuve, outre le fait
que le parti progressiste Syriza avait déjà cédé à l'austérité qu'on
lui sommait d'imposer à son peuple, voici que certains membres de
l'Eurogroupe voulaient faire payer les Grecs de leur affront, en ayant
par la voie de la démocratie osé exercer leur souveraineté. Les
dirigeants allemands en tête de file, ont-ils sans doute oublié bien
vite que malgré leurs crimes de 1945, les Grecs avaient eux accepté
d'annuler la dette allemande en 1953, moins de dix ans après la fin de
la guerre.

Mais la situation grecque a aussi pour mérite de ne plus laisser
aucune place aux doutes: l'Union européenne est bel et bien
intrinsèquement capitaliste, et ne prévoit aucune place pour la
démocratie. En son sein, une politique au profit du peuple, plutôt
qu'à celui des entreprises, semble dès lors impossible. Cette Union
Européenne et cet Euro sont et resteront; jusqu'à ce que les peuples
souverains les abattent, comme jadis les privilèges et la monarchie,
les armes du libéralisme financier.

Nous étudiants communistes engageons toutes nos forces dans la lutte
contre le capitalisme, d'abord en  nous opposant aux mesures
austéritaires imposées aux étudiants européens, ces mesures ne visant
qu'à renforcer la lutte des classes ou seul  "l'élite" aurait accès au
savoir.

Mais aussi, nous exigeons des droits pour les étudiants, comme un
salaire étudiant, afin de faciliter l'accès à des formations de
qualité pour ceux qui seront les travailleurs de demain.



Bonne fête nationale à tous !

 

 Communiqué des étudiants communistes Toulousains à l'occasion de ce 14 Juillet 2015