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Fédération de Haute-Garonne

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Sur la mobilisation et le blocage de leur Université

 
 
 
 

Communiqué des Etudiants Communistes de l'Université Toulouse 2 - Jean Jaurès

Toulouse, le 6 avril 2016,


        Nous, étudiants communistes, nous ne bloquerons pas notre université ce jeudi, nous regrettons que les quelques deux cents cinquante personnes, et hélas toujours moins nombreuses, réunies en assemblée générale, aient fait le choix de briser la mobilisation qui commençait à peine sur notre université.    Le choix de bloquer l'université n'est en réalité le fait que d'un petit groupe de personnes dont certains sont des étudiants de l'UT2J, et certains non.


La situation de notre Université


       Notre Université, qu'on l'appelle Jean-Jaurès ou le Mirail, a une histoire particulière. Comme beaucoup de facultés de sciences humaines et sociales, elle fut marquée par de fortes mobilisations étudiantes. Cette année, les étudiants conscients du danger que représente la Loi El-Khomri sont à l'UT2J comme dans toute la France, très majoritairement opposés à cette loi et demandent son retrait.


       Mais si la prise de conscience et l'indignation sont bien réelles chez la majorité des étudiants de l'université, aujourd'hui une infime minorité de personnes phagocyte les possibilités de mobilisation. Parmi ces personnes certaines sont membres d'organisations ou de divers groupuscules. D'autres font de leur absence d’affiliation à une quelconque organisation un argument politique en soit. Enfin d'autres, bien que membres d'organisations, préfèrent dissimuler cette appartenance par opportunisme, voyant que la mode chez ces personnes est à la non-organisation et à l'individualisme.

       Nous, étudiants communistes, préférons ne pas avancer masqués devant nos camarades de classe, nous assumons pleinement nos ambitions d'organisation et de mobilisation de la jeunesse. Et seule une infime minorité de personnes nous le reproche.


       L'ensemble, très hétéroclite, ainsi constitué par ces individus, entend imposer ses vues non seulement aux plus de 20 000 étudiants de l'UT2J mais également à l'ensemble de la jeunesse du département. Pourtant de facto, sans en avoir conscience - tout du moins nous l'espérons -, cette centaine de personnes fait le jeux du MEDEF et du PS au pouvoir.
       Leurs slogans, tagués un peu partout sur les murs de notre université, sont d'ailleurs des slogans de droite que ne réfuteront ni Pierre Gattaz ni Manuel Valls : « Nik les diplômes », « Encule ton maire », « disparition de l’État », « Ni Lois Ni Travail », « Les JC au goulag », etc.


       Nous, étudiants communistes de l'UT2J-Le-Mirail avons une ambition résolument opposée à leur vision de la société :
       - Nous sommes pour de vrais diplômes cadrés nationalement et garantissant l'accès à l'emploi.
       - Nous sommes pour la défense de la démocratie de proximité et notamment des communes et des départements.
       - Nous sommes opposés à la mondialisation libérale et pensons que l’État doit assurer le contrôle des flux financiers, reprendre la main sur les actionnaires et le patronat par la nationalisation des secteurs clefs de l'économie et en garantissant des services publics au service de tous.
       - Nous défendons le Code du Travail, et ambitionnons d'en faire un outil au service des travailleurs de notre pays grâce à une réglementation toujours plus efficace et démocratique du Travail.
       - Nous voulons en finir avec le chômage de masse qui condamne à la misère des centaines de milliers de familles dans ce pays. Et c'est l'une des raisons pour lesquels nous sommes pour la mise en place d'un Salaire Étudiant.

       Quant aux menaces et à la volonté de voir disparaître les communistes de France, qu'elles viennent de ce type d'individus ou du FN, nous y faisons face de la même manière : en étant chaque jour plus nombreux sur le terrain pour rendre à la jeunesse de ce pays l'avenir qu'elle mérite !

       Cette poignée d'individus qui par leurs méthodes (culte de l' « autogestion » et guerre à toute forme d'organisation qui donne par exemple lieu à des AG sans tribune pour animer les débats), leurs discours (toujours plus éloignés des réalités du quotidien de la jeunesse), leurs actions (dégradations sans motif sur le campus ou lors des manifestations, blocage anti-démocratique de l'université,...) lassent, démobilisent et découragent les étudiants. La fréquentation toujours en baisse des assemblées générales en est le premier témoignage.

       Une université bloquée mais pas mobilisée !

       Lors de la dernière assemblée générale, qui réunissait environ 250 personnes, il a été décidé de bloquer l'université ce jeudi 6 avril 2016. C'est selon nous, étudiants communistes de l'UT2J, la pire décision qui pouvait être prise dans la mesure où la majorité des étudiants de notre université n'y est pas favorable, et qui plus est, qu'il n'y a aucun appel à la mobilisation ce jeudi. Par conséquent les seuls résultats de cette action seront la rupture toujours plus affirmée entre cette poignée d'individus – associés hélas dans l'esprit de beaucoup à la mobilisation - et les masses d'étudiants. Et provoquera un isolement vis-à- vis du mouvement qui s'est mis en place nationalement pour le retrait de la Loi El- Khomri.

       C'est pourquoi, nous communistes de l'UT2J, loin d'être opposés par principe au blocage d'une université par ses étudiants, sommes dans les conditions de mobilisation actuelles, opposés au blocage proclamé pour ce jeudi, par une poignée d'individus.

       Nous appelons chaque étudiante et chaque étudiant de l'Université Toulouse 2 Jean- Jaurès à se mobiliser et s'organiser pour que cette loi soit purement et simplement retirée par le gouvernement. Nous leur donnons rendez-vous ce samedi 9 avril pour un grand temps de mobilisation nationale. Le départ de la manifestation s'effectuera dans notre ville à 11h, Place Arnaud-Bernard.


SOYONS NOMBREUX, ORGANISÉS ET MOTIVÉS

    JUSQU'AU RETRAIT TOTAL DE CETTE LOI !

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