MJCF UEC Avant-Garde Facebook Twitter Youtube

Fédération de Haute-Garonne

Fédération de Haute-Garonne

Voeux de la JC 31

 
 

le 29 janvier 2017

 
 

Soirée des vœux des Jeunes communistes de Haute-Garonne

Le 27 Janvier 2017 au Ricon Chileno

 

« Chers amis, chers camarades,

 

Merci d'être venus si nombreux à la soirée de vœux des Jeunes Communistes de Haute-Garonne.


On dit que l'on peut se souhaiter la bonne année jusqu'au 31 janvier, on est le 27 , j'en profite donc pour vous souhaiter à toutes et tous ici une bonne et belle année de lutte.
 

Se souhaiter les vœux, c'est tout d'abord l'occasion de revenir sur l'année qui vient de s'écouler. Et pour nous, Jeunes Communistes, militants progressistes, celle-ci a été chargée.

Localement tout d'abord, la JC a mené un combat de longue haleine contre l'augmentation des tarifs de métro Tisséo. Face à une droite plus austéritaire que jamais, ce combat était essentiel.
Nous avons donc été, comme nous le faisons toujours, devant les lycées, devant les facs, devant les stations de métro, sur les marchés, pétitions en main pour faire reculer la mairie . A l'arrivée, il faut bien l'avouer, nous n'avons pu arracher qu'une semi-victoire. Semi-victoire car malgré le maintiens du tarif jeune à 10 pour les étudiants, les jeunes travailleurs et les chômeurs ont vu, eux, leur tarif augmenter réellement. Il est donc clair que si notre lutte à pu faire reculer l'équipe de Jean-Luc Moudenc, le combat pour le transport en commun accessible à tous reste d'une brûlante actualité.
Mais au delà de cette semi-victoire, cette campagne a été l'occasion pour nous de nous renforcer, de rencontrer et de faire adhérer des dizaines de jeunes à notre organisation, ce qui constitue une réelle victoire. En effet, adhérer aux Jeunesse Communistes de nos jours est déjà un acte militant en soit et demande un certain courage, vu le climat de résignation et de libéralisme triomphant de notre époque.

Au delà de notre campagne locale, cette année 2016 avait démarrée sous de très mauvais hospices, avec ce fameux projet de loi, cyniquement appelé « Loi Travail », portée par Madame El-Khomri , et notre ancien sinistre premier-ministre, aujourd'hui perdant annoncé de la primaire socialiste.
80 ans après la victoire du Front Populaire, cette loi était un véritable affront fait à la classe ouvrière et aux travailleurs de ce pays . Revenant sur toutes les victoires conquises par les syndicats au cours du XX° siècle, ce projet de loi à déclenché la plus saine et logique des réactions : celle de la rue, celle des travailleurs .

Durant toute la mobilisation, ce sont en tout des millions de jeunes, étudiants, retraités, travailleurs, chômeurs qui se sont levés contre cette horrible loi. Et qu'avons nous trouvé en face ?

Un gouvernement aux abois, qui n'a eu pour seule réponse que la force. La force policière tout d'abord, avec des dizaines de manifestants pacifistes gazés, blessés. Mais surtout la force symbolique d'un 49-3 utilisé 3 fois .

Jamais un gouvernement dit « socialiste » n'aura été d'une telle brutalité avec les mouvements sociaux, mais aussi avec les parlementaires de sa propre majorité. Nous n'oublions d'ailleurs pas à ce propos les députés qui, comme c'est le cas dans notre département, ont voulu voter cette loi, ou qui, quand il a été possible de faire tomber ce gouvernement par une motion de censure ont préféré s'abstenir ou voter contre.
En cette année d'élections législatives, ces gens la doivent avoir bien en tête que nous n'avons pas la mémoire courte, et que nous saurons nous souvenir de cette trahison, mais nous y reviendrons.

Enfin, je ne saurais évoquer l'année qui vient de se dérouler sans parler de la tristesse qui nous a tous touché en cette fin d'année, le 25 novembre, quand nous avons appris la mort de Fidel Castro, ancien dirigeant de Cuba . Pour les communistes, et plus largement pour les peuples opprimés de la planète, il s'agit d'une perte immense. Perte immense, tant Fidel Castro incarnait pour toute une partie de la planète la résistance.

Résistance à l'impérialisme états-unien, résistance aux forces de l'argent, résistance d'un modèle de développement alternatif : le communisme.
Pour nous, Fidel Castro restera celui qui, malgré des centaines de tentatives d'assassinat aura sur préserver la dignité du peuple cubain et l'intégrité de sa révolution. Fidel Castro restera celui qui, dès 1959 décida de rendre aux cubains ce qui leur appartenait, provoquant de ce fait un blocus états-unien qui perdure encore de nos jours.
Alors à l'heure où il est bon ton de cracher sur la révolution cubaine, il est de notre devoir à tous de faire vivre la mémoire de cet Homme. Ne pas oublier Fidel Castro, c'est ne pas oublier le peuple cubain, qui aujourd'hui encore, lutte de manière héroïque, pour son indépendance et pour sa souveraineté nationale.
Alors que certains se préoccupent de la tournure que pourrait prendre le futur cubain, s'inquiétant d'une libéralisation outrancière du pays, nous disons : croyez vous vraiment qu'un peuple qui a connu les ravages de l'impérialisme et du capitalisme soit prêt à sacrifier ses acquis pour quelques dollars ? Faisons confiance aux cubains, pour décider librement de leur avenir, et tenons toujours à leurs côté, dans les bons moments comme dans les mauvais. A ce propos, l'association France-Cuba tiendra demain son assemblée générale et nous vous invitons a y participer.

Mais loin de moi l'idée ici de faire preuve de nostalgie. Nous somme ici pour célébrer l'année qui à commencé voilà maintenant 27 jours et qui s'annonce riche. Riche en combats, riche en lutte, et, espérons le, riche en victoires.

Nous ne saurons y couper, cette année est une année d'élection. La première à venir, l’élection présidentielle a déjà commencé depuis longtemps, et, disons-le clairement, la bourgeoisie est sur les starting blocks.

Tandis que le PS continue son grand casting , pour savoir qui de l'ancien ministre ou de l'ancien ministre sera candidat, la droite et l'extrême droite, eux, sont prêts.
Le Front National , lui semble retrouver ses bonnes habitudes. Après nous avoir venté pendant 5 ans un FN renouvelé, à coup d'invitations quotidiennes sur les plateaux télé, force est de constater que ce parti n'a pas changé. Les récentes propositions mises en avant par Marine LePen et Florian Philippot font froid dans le dos. Comment un parti se disant patriote et républicain peut il proposer la fin de la gratuité de l'éducation pour les enfants en situation irrégulière ? Comment un parti se disant patriote et républicain peut il vouloir inscrire le principe de préférence nationale dans la constitution ?

Chers amis, chers camarades, il est grand temps que les véritables républicains, les véritables patriotes se réveillent enfin, et viennent défendre l'héritage révolutionnaire des Baboeuf, des Robespierre et des Marat.

Dans le genre faux-républicain, François Fillon lui aussi nous propose un programme qui est l'anti-thèse de la République, en se proposant de détruire de manière brutale, voir dictatoriale, les acquis de nos aînés.

 

Au premier rang de ceux-la, la Sécurité Sociale.

Si l'Histoire officielle semble faire preuve d'amnésie, nous n'oublions pas qui est le fondateur de la Sécurité Sociale et quelle est sa raison d'être. Non, la Sécu n'est pas, comme on l'entend parfois, une concession faite par la bourgeoisie aux travailleurs pour prévenir d'une éventuelle révolution. La Sécurité Sociale, mise en place par Ambroise Croizat, Ministre communiste et militant CGT est une victoire arraché des mains de la bourgeoisie par les travailleurs. Et pour cette raison, celle-ci doit être défendue par les travailleurs eux-même.
Le droit au bien vivre, le droit à la santé, est un combat primordial pour les communistes.
C'est dans cette filiation historique, que nous, jeunes communistes, nous inscrivons par le biais de notre nouvelle campagne sur la Santé. En effet, parmi les victimes de l’austérité, la santé fait figure de symbole inquiétant. Quand on s'attaque à la santé, on s'attaque à la vie de centaines de milliers de personnes.
Ainsi, les jeunes communistes partent en campagne pour défendre le droite à la santé. De manière défensive tout d'abord, en nous mobilisant comme nous l'avons fait la semaine dernière au coté travailleurs hospitaliers du CHU de Toulouse qui font face à un plan d'austérité massif entraînant plus de 200 suppressions de postes, mais aussi contre la fermeture de l'institut Claudius Regaud, aujourd'hui appelé Cité de la Santé. Ce centre de santé sexuelle en plein quartier st Cyprien est amené à être fermé. Comble de l'ironie, celui-ci a été revendu à la société Kaufman and Broad, pour en faire... des appartements de luxe.
Cette situation nous semble résumer de la pire des manières la situation actuelle.

 

Face à ces attaques à répétition, il faut un camp progressiste fort et organisé. La Jeunes Communistes de Haute Garonne compte être de ce camp.
Mais puisque l'histoire du mouvement communiste est une histoire de conquêtes sociales, nous avançons aussi des propositions. Dès le mois de février, nous retournerons devant les lycées, les facs, les centre de jeunes travailleurs pour porter notre revendication d'un chéquier santé jeune à destination de tous les jeunes de la région leur permettant un accès gratuit et sans avance de frais à la santé. En effet, la santé des jeunes est préoccupante aujourd'hui.

Par manque de moyens, mais aussi par manque d'information, trop de jeunes refusent aujourd'hui de se soigner, situation inacceptable au pays de la Sécu.
Ce travail là, de lutte, de conquête, d'information, nous le mènerons avec l'ensemble des forces syndicales et politiques volontaires pour défendre notre bien commun à tous.

En effet, face au programme de la droite et de l’extrême droite, une riposte populaire, une riposte de classe s'impose. Et celle-ci semble manquer à l'appel. En effet, notre pays a besoin aujourd'hui d'un mouvement populaire d'une grande ampleur pour résister face à ces attaques, pas de sauveurs suprêmes ou de tribuns. Nous ne croyons pas en l'existence d'un homme providentiel, d'un guide qui nous donnera les clés pour le grand soir.

Nous croyons en la force et en l'intelligence collective des travailleurs organisés dans les syndicats et dans les partis. Contrairement à certains, nous ne croyons pas que les partis politiques sont le problème, bien au contraire.

Nous pensons que l'organisation est la clé de tout mouvement populaire. Une organisation qui doit s'inscrire dans le temps et ne pas se cantonner à être une sorte de fan club en vue d'une élection particulière.
Élections présidentielles ou pas, les Jeunes Communistes continuent à faire ce qu'ils ont toujours fait : militer, lutter, batailler, sans relâche, sans attendre les consignes de quiconque, pour obtenir de nouveaux droits et obtenir des conquêtes.
Malgré un avenir qui apparaît comme bien sombre, il est de notre devoir en 2017, comme le disait Victor Hugo, d' « étonner la catastrophe ».

A ce sujet, il y a 100 ans, il y en a qui l'ont étonnée, la catastrophe.
Dans une Russie encore féodale, appauvri et sous le jougs de dictateurs, un espoir s'est levé. Cet espoir, il s'est levé en octobre 1917. C'était l'espoir de tout un peuple, de tous les travailleurs. Et puis, cet espoir s'est transformé en réalité : la révolution soviétique était née. En quelques années, le pays à changé de visage, s'est transformé.
Sur le plan économique tout d'abord, la révolution s'est chargée de l'objectif principal : socialisation des moyens de productions .
Il y a 100 ans, et pour la première fois dans l'histoire, un état affirmait qu'il fallait mettre fin à l'exploitation de l'Homme par l'Homme et semblait nous montrer que l'histoire n'était jamais écrite à l'avance. Face à un capitalisme en plein essor, nos camarades arrachaient aux puissants les usines et les campagnes pour les redistribuer aux travailleurs.
Mais cette révolution apportait avec elle d'autres avancées : légalisation de l'homosexualité, droit de vote des femmes, droit à l'avortement... Tant de conquêtes encore une fois absentes de nos livres d'Histoires.
Sans oublier peut être la plus belle et la plus forte de celles-ci : la déclaration de paix au monde. En pleine boucherie de la première guerre mondiale, les révolutionnaires russes se retiraient unilatéralement de la guerre, faisant ainsi un acte de pacifisme incroyable.

Cette révolution doit pour nous constituer une source d'inspiration. Il est aussi de notre devoir de faire vivre son histoire, déjouant le récit officiel de la bourgeoisie qui voudrait nous faire passer cette période historique comme un moment de sang et vengeance.
En effet, si des erreurs intolérables ont pu être commises, nous ne pouvons pas oublier ce qu'à incarné l'URSS pendant plus de 80 ans. Nous ne pouvons pas balayer d'un revers de la main une expérience historique unique qui a tenté de construire une société nouvelle, débarrassé de toute exploitation.
Alors il va falloir être fort, en cette année 2017 pour résister au torrent médiatique qui va s'abattre sur la révolution russe et sur son produit, ainsi que les injonctions à nous excuser qui nous seront faites. Il nous faudra tenir face aux injonctions à avoir honte de notre histoire.
A ce propos, et j'aimerai conclure la dessus, je ne résiste pas à l'envie de vous citer les mots d'Henri Malberg, illustre militant communistes Parisien répondant à ces accusations .

« Le procès qui nous est fait est profondément injuste, d'autant qu'on est depuis des dizaines d'année, tout ça, ça a un demi siècle. On reproche pas aux américains Hiroshima, on a fini de reprocher aux allemands Auschwitz, on a fini de reprocher la non intervention qui est un crime à Léon Blum, on ne parle même plus de la guerre du Vietnam et de la guerre de Corée ou on balançait des microbes. On ne part plus des deux ou trois cent mille algériens assassiné par l'armée française, sous la direction socialiste. Ça s'est fini.

Moi je ne regarde pas mon passé comme un passé de ruine dont je meurs de sortir : je l'assume, je l'assume dans sa grandeur, je l'assume dans ses limites, je l'assume par nécessité, mais je l'assume aussi dans l’intelligence du collectif humain qui a inventé des choses extraordinaires. On ne me fera pas dire que derrière moi il y a un tas d'ordure dont je veux sortir, derrière il y a une grande période historique ou pour la première fois le communisme a pointé le nez, et c'est pas brillant, et c'est a la fois extraordinaire.
Et bien on refera, on refera pas la même chose. Mais y si ont sort pas de cette société capitaliste, si des gens comme nous ne se décident pas à reprendre un chemin dans ce sens, où on va ? »

Alors amis et camarades, en 2017 reprenons le chemin de l'espérance et de la victoire.

 

Vive la jeunesse communiste,

vive la révolution russe,

vive le communisme ! »

 

Cordialement,

Le Mouvement des Jeunes Communistes de France

Fédération de Haute-Garonne